RAPPORT DE JULIEN GAREL


Membre de l’Académie des sciences.
Professeur au Collège de France.
Maître de conférences à l’Institut de Génétique.
Chargé de cours à l’Université de Harvard.


( Déposé sous scellés au Secrétariat de l’Académie

des Sciences, à la date du 28 août 1980. )

Le 21 avril 1980, j’accordais une interview à la Télévision française.

J’en rappelle ici l’essentiel. Car c’est de cette interview que tout est parti.

La question était :

Monsieur le professeur, vous avez fait récemment sensation à la Conférence Internationale de Génétique de Bruxelles par une déclaration qui, dans la bouche d’un des plus éminents généticiens de notre époque, a surpris vos confrères et, disons-le, vous a valu plus de sarcasmes que d’éloges.

Le mot d’utopie a été lâché. Science-fiction, s’est-on même écrié dans l’assistance. C’est que tout ce qui touche à la survie de l’espèce humaine a toujours des relents de fantastique, et que votre propos traitait d’une hypothétique glande, qui pouvait bien apparaître dans l’organisme, en surnombre, et dont la propriété serait de prolonger la longévité de l’homme jusqu’à la doubler.