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1921
Formation
Georges Wilson suit les cours de Pierre Renoir à l'école de
la rue Blanche en 1945. Deux ans après, il entre à la compagnie
Grenier-Hussenot. En 1952, il est embauché par Jean Vilar au TNP.
Georges Wilson débute au cinéma dans des petits rôles,
notamment dans Les Hussards (Alex Joffé, 1955) et dans La jument
verte (Claude Autant-Lara, 1959).
Carrière au cinéma
Georges Wilson dévoile son talent au public dans Une aussi longue
absence (Henri Colpi, 1960). Il incarne un clochard amnésique et
presque muet, en qui une femme croit reconnaître son mari disparu.
Georges Wilson mène alors une carrière partagée entre
la France et l'Italie. Son premier film italien, Le désordre (Franco
Brusati), date de 1960. Georges Wilson affectionne particulièrement
les rôles qui représentent des défis, pour lesquels
il doit travailler, et contrarier sa propre personnalité. Au Matin
(édition du 7 juin 1979), il déclare : " Je ne suis
pas d'accord avec les comédiens qui sont toujours pareils et prisonniers
de leur personnalité. " Il interprète ainsi le capitaine
Haddock dans Tintin et le mystère de la Toison d'or (Jean-Jacques
Vierne, 1961). Avec Fernandel dans Le Caïd
de Bernard Borderie(1960) . Dans un registre opposé,
il est un grand-père juif, plutôt moderne, dans Au bout du
bout du banc (Peter Kassovitz, 1978). En 1996, il tourne Marquise (Véra
Belmont) aux côtés de Sophie Marceau. Georges Wilson a plus
de 50 films à son actif, dont aucun ne ressemble à l'autre.
Il interprète aussi bien des comédies comme Faîtes
sauter la banque (Jean Girault, 1964) aux côtés de Louis
De Funès, que des drames, notamment Chair de poule (Julien Duvivier,
1963), ou encore des films pour enfants, tel Cache cash (Claude Pinoteau,
1994). Le comédien est avant tout un acteur de composition. Il
en donne notamment une belle preuve dans Max et les ferrailleurs (Claude
Sautet, 1970), où il incarne un commissaire non seulement crédible
mais aussi persuasif.
Autres activités
Georges Wilson poursuit une carrière théâtrale. En
1963, il succède à Jean Vilar à la direction du TNP.
Jusqu'à son départ en 1972, il joue et met en scène
de nombreuses pièces classiques. Il monte notamment sur les planches
pour L'école des femmes, et En attendant Godot. Il met en scène
Huit clos, ainsi que l'opéra, Falstaff. Il est aussi à l'origine
de la construction de la petite salle Gémier du palais de Chaillot.
Depuis 1957, il enseigne à l'école de théâtre
de Charles Dullin. A la télévision, il interprète
plusieurs téléfilms, dont La nuit des rois (Claude Loursais,
1957), et L'huissier (Pierre Tchernia, 1990). Georges Wilson se lance
dans l'écriture et la réalisation avec La vouivre en 1988.
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