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1912-1991
Formation
Viviane Romance débute dès son adolescence dans la danse au
Théâtre du Châtelet. A seize ans, elle pose pour des
cartes postales et deux ans plus tard elle devient danseuse au Moulin-Rouge.
Là, une altercation avec Mistinguett lui fait bénéficier
d'une publicité inattendue. Elle délaisse alors la danse et
débute à l'écran dans des rôles de figuration
en 1930, année où elle est élue Miss Paris.
Carrière au cinéma
Viviane Romance est une des actrices les plus populaires du cinéma
français d'avant-guerre. En 1935, elle rencontre Julien Duvivier
qui lui offre une scène dans La Bandera. La même année,
elle obtient son premier rôle intéressant dans Princesse
Tam Tam d'Edmond T. Gréville. La consécration vient avec
son interprétation d'une femme fatale qui monte deux amis l'un
contre l'autre pour ses beaux yeux dans La Belle Equipe (1936) de Julien
Duvivier. Ses rôles suivants appartiennent au même registre.
Sa sensualité, son regard malicieux et sa gouaille naturelle explosent
dans des rôles de garces, de prostituées au grand coeur qui
font chavirer les hommes. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle interprète
des personnages plus dramatiques (L'Esclave blanche, 1939, de Marc Sorkin
; La Tradition de minuit, id., de Roger Richebé). Sous la direction
d'Abel Gance, elle joue dans un mélodrame, Vénus aveugle
(1940).En 1941, elle joue dans Une Femme dans la
nuit, avec Claude Dauphin et Henri Guisol. En 1942, elle revient
aux rôles qui firent son succès, en prêtant ses traits
à la Carmen de Christian-Jaque, d'après Prosper Mérimée.
A la Libération, l'actrice obtient quelques rôles étoffés
(L'Affaire du collier de la reine, 1945, de Marcel L'Herbier ; Panique,
1946, de Julien Duvivier) parmi des productions plus décevantes.
En 1955, Henri Decoin lui permet de montrer à nouveau l'étendue
de son talent dans L'Affaire des poisons. Viviane Romance se lance alors
dans la production, mais ses échecs l'amènent à s'éloigner
peu à peu du cinéma. On la voit encore dans Mélodie
en sous-sol (1962) d'Henri Verneuil et dans Nada (1973) de Claude Chabrol,
où elle incarne une tenancière de bordel, puis elle met
fin à sa carrière cinématographique pour se consacrer
à la restauration d'une forteresse de l'Ordre des Templiers.
Autres activités
Au théâtre, Viviane Romance joue notamment Noix de coco et
Une si grande dame. A la télévision, on la voit dans Le
Mystère de Choisy (1964) de Stellio Lorenzi, dans L'Eloignement
(1972) de Jean-Pierre Desagnat et dans Du plomb dans la tête (1973)
de Roger Dallier.
Elle publie ses Mémoires en 1986, Romantique à mourir.
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