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Née
en 1922
Formation
Micheline Chassagne fait ses débuts au cinéma comme figurante
en 1937 dans La fessée de Pierre Caron. Elle enchaîne aussitôt
avec Je chante (1938) de Christian Stengel, film qui révèle
un jeune chanteur, Charles Trenet, puis avec La petite peste (1938) de Jean
de Limur. Quand elle s'inscrit au cours d'art dramatique de Raymond Rouleau,
elle se fait remarquer pour un des rôles principaux de
Jeunes filles en détresse (1939) de Georg Wilhelm Pabst. Elle
trouve alors le succès sous le pseudonyme de Micheline Presle.
Carrière au cinéma
Pour Micheline Presle, le triomphe est au rendez-vous avec Paradis perdu
(1939) d'Abel Gance. Désormais vedette, l'actrice tourne sans interruption
sous l'Occupation et réussit en parallèle dans le théâtre
de boulevard. Ses 4 films les plus marquants sont :
La Belle Aventure ( 1942 ) de Marc
Allegret, Falbalas (1944) de Jacques Weber, Le diable au corps de Claude
Autant-Lara, au côté de Gérard Philipe, et Boule de
suif (1945) de Christian-Jaque. Durant trois ans, l'artiste tente l'aventure
à Hollywood et participe à plusieurs films, dont Under my
Skin (1949) de Jean Negulesco et The adventures of Captain Fabian de William
Marshall. A son retour en Europe, en 1951, Micheline Presle ne retrouve
pas de rôles aussi denses qu'à ses débuts.En 1953,
elle tourne en Italie, Les Amants de la villa Borghèse
auprès de Gérard Philipe. Elle est cependant choisie par
Joseph Losey pour L'enquête de l'inspecteur Morgan (1959) et participe
aux fresques de Sacha Guitry (Si Versailles m'était conté
et Napoléon, 1954). Elle se contente ensuite de faire des apparitions
jusqu'aux années 1970 où elle apporte son soutien à
de jeunes réalisateurs tels que Guy Gilles (Clair de terre, 1969)
et Jacques Davila (Certaines nouvelles, 1978).
Autres activités
Micheline Presle mène de front sa carrière au théâtre
: Good bye Mr Freud (1974), Les bâtisseurs d'empire, Lili Lamont
(1988), La nuit des Valognes (1991).
Elle multiplie les expériences pour la télévision
: Les saintes chéries (1965, 1966, 1970 et 1971), La vie de Marianne
(1976), Le flic de Moscou (1991).
En 1994, elle écrit sa biographie, L'arrière-mémoire.
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