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1922-1959
Formation
Gérard Philipe débute sur la scène du casino de Nice
dans une comédie d'André Roussin, Une grande fille toute simple.
Le réalisateur Marc Allégret le découvre et l'incite
à suivre des cours d'art dramatique. Grâce à lui, Gérard
Philipe trouve ses premiers petits rôles au cinéma.
Carrière au cinéma
Après quelques seconds rôles, Gérard Philipe s'affirme
en émouvant prince Mychkine dans L'Idiot (1945) de Georges Lampin.
Sa grande beauté, son élégance et une apparence fragile
en font un jeune premier étincelant. Un deuxième rôle
de premier plan le consacre : Le Diable au corps (1946) de Claude Autant-Lara
provoque un scandale et bat un record de recettes. Désormais, on
propose à l'acteur des rôles sur mesure, et il s'affermit
en interprétant des jeunes Don Juan : Fabrice del Dongo dans La
Chartreuse de Parme (1947) de Christian-Jaque, Faust dans La Beauté
du diable (1949) de René Clair, le héros plein de panache
de Fanfan la Tulipe (1951) de Christian-Jaque, Julien Sorel dans Le Rouge
et le Noir (1954) de Claude Autant-Lara. Sa fougue juvénile et
un certain sens poétique le rendent extrêmement populaire
auprès des jeunes femmes des années 1950. Pourtant, une
partie de la critique lui préfère ses compositions d'antihéros
dans des films plus maîtrisés, où il montre des aspects
plus complexes de sa personnalité : le lieutenant dépravé
de La Ronde (1950) de Max Ophuls, le séducteur cynique de Monsieur
Ripois (1953) de René Clair ou encore Modigliani rongé par
l'alcool dans Montparnasse 19 (1957) de Jacques Becker. Il tourne en Italie
en 1953 auprès de Micheline Presle dans
Les Amants de la villa Borghèse de Franciolini.
Autres activités
Gérard Philipe est adulé au théâtre où
il mène une prestigieuse carrière, notamment au Théâtre
national populaire dirigé par Jean Vilar : Le Cid (1951), Lorenzaccio
(1952), Ruy Blas (1954), Les Caprices de Marianne (1958), entre autres.
Prix
Césars du Cinéma Français César d'honneur
- 1990
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