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1919-2002
Formation
Dès l'âge de quinze ans, François Périer apprend
l'art dramatique au Cours Simon et joue en amateur dans la troupe des Compagnons
du plateau. En 1938, il entre au Conservatoire dans la classe d'André
Brunot et obtient sa première consécration au théâtre
en recevant le prix Réjane pour son interprétation des Jours
heureux. A la même époque, il débute au cinéma
dans des petits rôles, notamment en homosexuel gentil dans L'Hôtel
du Nord (1938) de Marcel Carné et en héros antipathique dans
Le Veau gras (1938) de Serge de Poligny.
Carrière au cinéma
Le début de la carrière de François Périer
est marqué par des rôles de jeune premier éploré.
Christian-Jaque n'est pas étranger à son succès :
avec Premier Bal (1941), François Périer devient populaire
et s'oriente rapidement vers des rôles de composition ; Un revenant
(1946) lui permet de montrer son talent en passant du rire aux larmes
en bourgeois amoureux d'une danseuse. L'acteur prouve avec La Vie en rose
(1947) de Jean Faurez qu'il peut jouer les personnages cyniques. En 1953,
il joue dans un sketch des Amants de la villa Borghèse,
tourné en Italie. Mais c'est surtout Gervaise (1955) de René
Clément qui révèle un François Périer
nouveau : il incarne le Coupeau inspiré de L'Assommoir de Zola
avec toute la violence de l'époque. Federico Fellini lui propose
alors un rôle aux antipodes de son registre habituel ; en personnage
cynique et repoussant, animé de la plus ignoble détermination,
François Périer réussit à effrayer. Par la
suite, il joue divers rôles avec moins de relief ; il est par exemple
un des Charmants Garçons (1957) d'Henri Decoin, Bobosse (1958)
d'Etienne Périer ou le mari adultère de La Française
et l'amour (1960) de Christian-Jaque. A partir des années 1960,
François Périer se consacre surtout au théâtre.
Il apparaît néanmoins régulièrement à
l'écran, mais s'il garde son excellence, il passe au second plan.
En 1987, il interprète Soigne ta droite pour Jean-Luc Godard.
Autres activités
François Périer mène une carrière théâtrale
importante. Après avoir joué Les Mains sales, il met en
scène une autre pièce de Jean-Paul Sartre, Les Séquestrés
d'Altona. En 1984, il interprète Orgon dans Tartuffe au côté
de Gérard Depardieu.
Il dirige le théâtre de la Michodière pendant plusieurs
années.
Il joue dans un certain nombre de téléfilms, notamment dans
Un monstre (1972) de Jean-Marie Périer et dans Le Gorille (1988).
Auteur de plusieurs ouvrages, dont Lettres à un jeune comédien
(1995), il publie ses mémoires, Profession menteur (1990).
Prix
BAFTA - The British academy of film and television arts Meilleur acteur
étranger (Gervaise) - 1957
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