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Né en 1919
Formation
Gérard Oury se destine à ses débuts à une carrière
de comédien. Après avoir suivi les cours de René Simon,
il entre au Conservatoire en 1938. Trois ans plus tard, devenu pensionnaire
à la Comédie-Française, il interprète Britannicus
(1941) sur les planches avant de s'installer à Genève où
il joue dans une cinquantaine de pièces. Revenu en France à
la Libération, il interprète en 1948 un petit rôle à
l'écran dans Antoine et Antoinette de Jacques Becker tout en poursuivant
une carrière théâtrale. Au cinéma, il joue des
seconds rôles de méchants (Les héros sont fatigués
d'Yves Ciampi ; La meilleure part d'Yves Allégret). On le voit dans
Le Septième Ciel
auprès de Danielle Darrieux (1958 ). Fatigué de ces
rôles, il se lance dans l'écriture puis dans la réalisation
en 1959 et cosigne le scénario de Babette s'en va-t'en guerre de
Christian-Jaque.
Carrière au cinéma
Une fois passé derrière la caméra, Gérard
Oury ne tarde pas à rencontrer le succès. Après une
comédie, La main chaude (1959), et l'adaptation d'un polar de Frédéric
Dard, La menace (1960), il connaît un premier succès avec
Le crime ne paie pas (1961), film qui regroupe nombre de vedettes. Pour
son film suivant, Le Corniaud (1964), Gérard Oury réunit
le duo Louis de Funès-Bourvil autour duquel il a écrit le
scénario. Ce film comique destiné au grand public rencontre
un très large succès grâce aussi bien au burlesque
des situations qu'à celui des personnages. Fort de cette réussite,
le réalisateur décline cette recette à de nombreuses
reprises : La grande vadrouille (1966), classique du cinéma français,
réunit dans le Paris de l'Occupation Louis de Funès et Bourvil
qui conduisent des aviateurs en zone libre et dont le périple connaît
de multiples rebondissements ; Le cerveau (1968), avec Bourvil et Jean-Paul
Belmondo ; La folie des grandeurs (1971), avec Yves Montand, Alice Sapritch
et Louis de Funès qui poursuit avec Les aventures de Rabbi Jacob
(1973). Mais ce genre s'essouffle et La carapate (1978) ne recueille pas
le succès escompté. Avec L'as des as (1982), le réalisateur
reconquiert le public, misant sur la personnalité d'un Jean-Paul
Belmondo comique et cascadeur. Après plusieurs films au succès
modeste (La vengeance du serpent à plume, 1984 ; Vanille Fraise,
1989), Gérard Oury met en scène deux acteurs comiques montants,
Christian Clavier et Catherine Jacob, dans La soif de l'or (1992). Il
continue d'appliquer les vieilles recettes du burlesque. Dans Fantôme
avec chauffeur (1996), il remet au goût du jour les duos d'acteurs,
avec Philippe Noiret et Gérard Jugnot. Autant de films destinés
à divertir le spectateur, à l'image du Schpountz (1999).
Autres activités
Gérard Oury écrit et met en scène sur les planches
la pièce Arrête ton cinéma (1977).
En 1988, il publie ses Mémoires, Mémoires d'éléphant.
Prix
Césars du Cinéma Français César d'honneur
- 1993
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