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1922-1994
Formation
Marcel Mouloudji commence à chanter sur scène dès son
plus jeune âge. Lors d'un spectacle de quartier, il est remarqué
par Jean-Louis Barrault qui cherche un jeune garçon pour un spectacle
théâtral, Le Tableau des merveilles, adapté de Cervantès
par Jacques Prévert qui le prend sous son aile. Il pénètre
alors dans le monde du spectacle du quartier de Saint-Germain-des-Prés
et se lie d'amitié avec des comédiens (Raymond Bussières,
Yves Deniaud), des poètes et des écrivains (Robert Desnos,
Jean-Paul Sartre) et participe aux spectacles engagés du groupe Octobre
de Jacques Prévert. Il suit des cours d'art dramatique à l'Ecole
du spectacle et auprès de Charles Dullin.
Carrière
au cinéma
Populaire dans la chanson, Marcel Mouloudji ne l'est pas moins au cinéma.
Il apparaît pour la première fois sur les écrans en
1936 dans Jenny de Marcel Carné. Il n'a alors que quatorze ans.
Ses premiers rôles sont ceux de jeunes Gavroches. Du fait de sa
petite taille, il continue à incarner ce type de personnages pendant
plusieurs années. Il s'illustre notamment dans La Guerre des gosses
(id.) d'Eugène Deslaw et Jacques Daroy, dans Les Disparus de Saint-Agil
(1938) de Christian-Jaque et dans Les Inconnus dans la maison (1941) d'Henri
Decoin. Moulou, comme l'appellent ses amis, interprète des rôles
secondaires dans de nombreux films, des Cadets de
l'Océan (1942) de Jean Dréville à Tête
blonde (1949) de Maurice Cam, en passant par Les Jeux sont faits (1947)
de Jean Delannoy. En 1950, André Cayatte lui offre un rôle
important dans Justice est faite, puis le rôle principal de Nous
sommes tous des assassins, celui d'un homme condamné à mort
pour avoir gardé de la guerre l'habitude de tuer. Mouloudji connaît
un grand succès avec ces deux rôles. Dans les années
1950, il s'éloigne des écrans. Après La Planque (1961)
de Raoul André, il met fin à sa carrière cinématographique
et se consacre à la chanson.
Autres activités
Touche-à-tout, Marcel Mouloudji s'adonne à la peinture,
au théâtre, à la littérature (En souvenir de
barbarie, Les Larmes, La Guerre buissonnière, Un garçon
sans importance et Enrico, longue nouvelle relatant son enfance, récompensée
par le Prix de la Pléiade) et à la chanson. Il est l'un
des pionniers du disque et du music-hall en France. Ses interprétations
(" Comme un petit coquelicot ", " Un jour tu verras ",
" La Complainte des infidèles ", " Le Déserteur
") sont désormais des classiques de la chanson française.
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