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Formation
Jean-Pierre Marielle s'inscrit au cours d'art dramatique de la rue Blanche.
Il entre ensuite au Conservatoire. Il débute comme stagiaire à
la Comédie-Française puis joue dans des théâtres
de la rive gauche. Il est engagé par la compagnie Grenier-Hussenot
lorsqu'il fait ses débuts à l'écran.
Carrière au cinéma
D'un physique imposant, avec une voix de basse et un rien de vulgarité
quand il le faut, Jean-Pierre Marielle est tout sauf un jeune premier
lorsqu'il débute dans un film d'Henri Decoin, Tous peuvent me tuer
(1957). Peu regardant à ses débuts sur la qualité
des scénarios, il enchaîne une quantité de rôles
de second plan qui contribuent à sa réputation de comique.
Jean-Pierre Marielle excelle dans la caricature lorsqu'il interprète
des personnages burlesques et truculents. Il lui faut attendre une dizaine
d'années avant que des réalisateurs plus ambitieux lui permettent
d'exprimer d'autres facettes de son talent (Relaxe-toi
chérie, 1964, de Jean Boyer; L'Amour c'est gai, l'amour
c'est triste, 1968, de Jean-Daniel Pollet ; Le Diable par la queue, 1969,
de Philippe de Broca). Il devient une vedette à part entière
avec des cinéastes comme Bertrand Tavernier (Que la fête
commence, 1974), Yves Boisset (Dupont Lajoie, 1974) ou Joël Séria
(Les Galettes de Pont-Aven, 1975). Tout en continuant sa carrière
d'acteur excentrique, il parvient plus régulièrement à
interpréter des rôles nuancés. Il se plaît à
camper des personnages ambigus ou désespérés : un
des frères de Coup de torchon (1981) de Bertrand Tavernier, le
flic désabusé et suicidaire des Mois d'avril sont meurtriers
(1986) de Laurent Heynemann. Il incarne avec sobriété l'intransigeant
et austère Sainte-Colombe de Tous les matins du monde (1991) d'Alain
Corneau ou l'homosexuel suicidaire du Parfum d'Yvonne (1993) de Patrice
Leconte. Jean-Pierre Marielle se soucie peu de son image. Il est pourtant
devenu l'un des acteurs de référence du cinéma français.
Autres activités
Jean-Pierre Marielle mène parallèlement une carrière
au théâtre et à la télévision. ( Hibernatus
, 1957, à lAthénée )
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