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1892-1979
Formation
André Luguet fait ses études en France et en Grande-Bretagne.
Parlant couramment l'anglais, il fait ses débuts sur les planches
d'un théâtre londonien et poursuit son apprentissage au Conservatoire
de Paris.
Carrière au cinéma
La carrière cinématographique d'André Luguet commence
avant la Première Guerre mondiale : on le voit dans des films de
Léonce Perret (L'âme du violon, 1911) ou de Louis Feuillade
(Jeune fille moderne, 1912). Il se spécialise dans des rôles
de jeune premier plein d'humour et de désinvolture. Son charme
lui vaut d'être réclamé par Hollywood. Jacques Feyder
le dirige en 1930 dans Le spectre vert et en 1931 dans son premier film
parlant, Si l'empereur savait ça. André Luguet tourne à
un rythme soutenu, tantôt chez Mayer, tantôt chez Warner,
dans des productions strictement américaines ou des remakes traduits
par des Européens (Buster se marie, 1931, de Claude Autant-Lara
; Quand on est belle, id., d'Arthur Robison). De retour en France, il
campe de nombreux personnages dans la tradition du théâtre
de boulevard (Bourrachon, 1935, de René Guissart ; Les amants terribles,
1936, de Marc Allégret) qui lui assurent un statut de grande vedette.En
1939, il tourne avec Pabst Jeunes Filles en détresse.
Sous l'Occupation, André Luguet, qui frise la cinquantaine, interprète
des personnages de séducteur aux tempes grisonnantes (Le mariage
de chiffon, 1941, de Claude Autant-Lara). Après la seconde guerre
mondiale, son jeu théâtral le pénalise. Assez vite,
il se trouve relégué au second plan, souvent cantonné
dans des rôles de vieux beaux, comme dans Une parisienne (1957)
de Michel Boisrond ou dans Les racines du ciel (1958) de John Huston.
André Luguet se retire à la fin des années 1960 et
mène une retraite paisible sur la Côte d'Azur jusqu'à
sa mort.
Autres activités
Il mène une brillante carrière au théâtre.
Après un long séjour à la Comédie-Française
dans les années 1920, il triomphe au théâtre de boulevard.
Il écrit également quelques pièces.
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