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1898-1991
Formation
De petits boulots en petits boulots, René Lefèvre devient
l'assistant du réalisateur Julien Duvivier. Dans le même temps,
il effectue ses premiers pas sur les planches sous la férule de Louis
Jouvet au Théâtre des Champs-Elysées à Paris.
Carrière au cinéma
René Lefèvre laisse l'image d'un acteur spécialisé
dans les personnages d'amoureux timides, rôles qu'il tient dès
le début de sa carrière dans le muet, en 1925. Il reprend
le rôle qu'il jouait au théâtre dans l'adaptation de
Knock, ou le triomphe de la médecine de René Hervil, d'après
la pièce de Jules Romains. A l'avènement du parlant, le
public découvre sa voix aux accents de faubourg. En 1930, René
Clair lui offre un de ses meilleurs rôles dans Le Million : il campe
un brave garçon qui se fait dérober son billet de loterie
gagnant. Il tourne régulièrement sans se faire remarquer,
jusqu'à sa performance dans Jean de la Lune (1931) de Jean Choux
où il tient le rôle éponyme. René Lefèvre
enchaîne ensuite les comédies (L'Ane de Buridan, 1932, d'Alexandre
Ryder ; La Fleur d'oranger, id., d'Henry Roussel), avant de s'imposer
à nouveau en héros de la classe ouvrière dans Le
Crime de Monsieur Lange (1935) de Jean Renoir. Avec Gueule d'amour (1937)
de Jean Grémillon, il trouve un rôle à la mesure de
son talent, celui de l'ami fidèle du personnage interprété
par Jean Gabin. Puis cest Nuits de Princes
(1938 ) En 1939, il signe le scénario des Musiciens du ciel
réalisé par Georges Lacombe. En 1941, il s'essaie à
la mise en scène en réalisant Opéra-musette. Il tourne
peu pendant la Seconde Guerre mondiale, à cause de ses activités
de résistant. A la Libération, il n'apparaît plus
que de façon épisodique à l'écran. Dans les
années 1950, il étend son registre et choisit des rôles
de composition, notamment dans Celui qui doit mourir (1956) de Jules Dassin.
On le voit encore dans des films de Jean-Pierre Melville (Le Doulos, 1962),
de Costa-Gavras (Un homme de trop, 1966) ou d'Henri Verneuil (Le Corps
de mon ennemi, 1976).
Autres activités
En 1937, René Lefèvre anime une émission de radio,
" Le Bar des vedettes ". Il reprend sa fonction d'animateur
après la guerre et travaille notamment pour la RDF, puis, dans
les années 1950, pour Radio Luxembourg et RMC.
Dans les années 1960, il se consacre essentiellement à la
télévision. Il apparaît dans Vive la vie (1966), Café
du square (1969), La Cravache d'or (id.).
Au théâtre, il joue Don José
de Jean Bernard-Luc, L'Année du bac et Les Filles.
Il écrit de nombreux romans dans la veine populiste : Le Rescapé
de la chimère, L'Inventeur, Le Train du Far West (récompensé
par le prix Alphonse-Allais). A ces romans s'ajoute une autobiographie
en deux tomes, Le Film de ma vie. En 1959, Michel Audiard adapte un de
ses ouvrages, Rue des prairies, réalisé par Denys de la
Patellière.
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