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Né en 1919
Formation
Louis Jourdan monte à Paris et s'inscrit au Cours Simon. Très
vite, il devient assistant opérateur de Marc Allégret et participe
notamment à la réalisation de Entrée des artistes.
Louis Jouvet le décide à devenir acteur. En 1939, il obtient
son premier rôle au cinéma : un remplacement dans Le corsaire
(1939) de Marc Allégret, mais la Seconde Guerre mondiale met fin
au tournage.
Carrière au cinéma
Pendant toute sa carrière, Louis Jourdan joue les jeunes premiers.
Deux films le révèlent au grand public : La comédie
du bonheur (1940) de Marcel L'Herbier, puis Premier rendez-vous (1941)
d'Henri Decoin, avec Danielle Darrieux. Immédiatement, il enchaîne
les tournages : en 1941, c'est L'arlésienne, de Marc Allégret,
qui lui offre son premier rôle dramatique ; en 1942, c'est Félicie
Nanteuil et La Belle Aventure du même
réalisateur, puis La vie de bohême de Marcel L'Herbier ;
l'année suivante, il retrouve Marc Allégret pour Les petites
du quai aux fleurs. Mais quand la Gestapo arrête son père,
Jourdan quitte les écrans pour s'engager dans la Résistance.
A la Libération, David O. Selznick le contacte ; c'est désormais
une carrière à Hollywood qui s'ouvre à lui. Dans
Le procès Paradine (1947) d'Alfred Hitchcock, Jourdan évolue
au côté de Charles Laughton, de Gregory Peck et d'Alida Valli.
Max Ophüls l'emploie dans Lettre d'une inconnue (1948). L'acteur
présente toutes les qualités du french lover : séduction
ténébreuse, élégance et bon goût. Qualifié
de " second Charles Boyer ", Louis Jourdan tourne quelques films
marquants : L'oiseau de paradis (1951) de Delmer Daves, La flibustière
des Antilles (id.) de Jacques Tourneur, Sacré printemps (1952)
de Richard Fleischer. Il revient quelquefois en Europe où il tourne
dans Rue de l'estrapade (1952) de Jacques Becker, dans La mariée
est trop belle (1956) de Pierre Gaspard-Huit, dans Gigi (1958) de Vincente
Minnelli. Ce dernier film lui apporte une renommée internationale.
La critique américaine le salue alors comme un comédien
à part entière. Il s'illustre aussi bien dans La fontaine
des amours (1954) de Jean Negulesco ou dans Can-can (1959) de Walter Lang.
Après Le comte de Monte-Cristo (1961) de Claude Autant-Lara, Louis
Jourdan traverse l'atmosphère étrange de Léviathan
(1962) de L. Keigel, film inspiré de l'oeuvre de Julien Green.
Il prête sa froideur à un méchant d'Octopussy (1982),
un James Bond de John Glenn. Puis Louis Jourdan se consacre à la
télévision et au théâtre. En 1992 cependant,
il apparaît dans Year of the comet de Peter Yates.
Autres activités
A Broadway, Louis Jourdan interprète L'immoraliste, Ce soir à
Samarcande et On a clear day you can see forever.
Il tourne également pour la télévision américaine.
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