ROBERT HIRSCH

Né en 1925 ( L’Isle-Adam )

Formation
Robert Hirsch travaille d'abord la danse classique puis suit les cours d'art dramatique de René Simon au Conservatoire. Il obtient les premiers prix de comédie classique et de comédie moderne. En 1948, il devient pensionnaire de la Comédie-Française. Il débute au cinéma en 1951 dans Le dindon de Claude Barma.

Carrière au cinéma
Acteur complet, Robert Hirsch s'invente continuellement un personnage, une allure, un tic. Et pour cause : " Quand je joue, je deviens fragile, quand je ne joue pas, je vieillis ", révèle-t-il dans Paris tête d'affiche en 1986. Aussi à l'aise dans le tragique que dans le comique, Robert Hirsch signe les compositions les plus variées. Ambigu dans Maigret et l'affaire Saint-Fiacre (1959) de Jean Delannoy ou dans Traitement de choc (1972) d'Alain Jessua, il est lâche dans 125, rue Montmartre (1959) de Gilles Grangier, amoureux dans Notre-Dame de Paris (1956) de Jean Delannoy ou clochard dans Hiver 54, l'abbé Pierre (1989). Il prête sa gestuelle éloquente à des comédies : Monnaie de singe (1965) d'Yves Robert, Martin soldat (1966) de Michel Deville, Toutes folles de lui (id.) de Norbert Carbonnaux. Robert Hirsch est étonnant d'ingéniosité dans Pas question le samedi, film dans lequel il interprète toute une série de rôles (1964) et   Les Cracks   (1968) aussi d'Alex Joffé. Son dernier film, Mon homme de Bertrand Blier, remonte à 1995.

Autres activités
Sociétaire de la Comédie-Française de 1954 à 1973, Robert Hirsch se tourne vers le théâtre de boulevard en 1974. Il interprète Le Prince travesti, Les Fourberies de Scapin, Britannicus, Deburau, Moi, Feuerbach et Les Dégourdis de la IIe.
Pour la télévision, il joue Tartuffe (1973) de Pierre Badel, Le Docteur noir (1975) de Gérard Vergez, Don César de Bazan (1976) de Jean-Pierre Marchand et Deburau (1982) de Jean Prat.


Prix
Césars du Cinéma Français Meilleure interprétation masculine dans un 2d rôle (Hiver 54, l'Abbé Pierre) - 1990


AUTRES ACTEURS