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1908-1990
Formation
Enfant de la balle, Pierre Dux attend pourtant d'obtenir son baccalauréat
pour tâter les planches et tenter le concours d'entrée du Conservatoire
auquel il échoue. Inscrit en auditeur libre, il est finalement accepté
comme élève pour en ressortir auréolé d'un premier
prix de comédie et d'une entrée à la Comédie-Française
où il débute dans Le barbier de Séville (1929).
Carrière au cinéma
Avant tout homme de théâtre, Pierre Dux sait également
se prêter à l'optique de la caméra devant laquelle
il fait le plus souvent de courtes apparitions. Contrairement au théâtre
où il joue un peu tous les registres, ses rôles au cinéma
se cantonnent, au début de sa carrière, à interpréter
de jeunes hommes timides. Avec la maturité, ses personnages deviennent
ceux de notables ou d'hommes de haut rang : chancelier dans Monsieur
Vincent (1947), colonel dans Les Grandes Manoeuvres (1955) de René
Clair, homme puissant couvert de l'immunité parlementaire dans
Le gorille vous salue bien (1958) de Bernard Borderie, général
antipathique et corrompu dans Z (1968) de Costa-Gavras ou procureur général
dans Section spéciale (1974) du même réalisateur.
Extrêmement polyvalent, Pierre Dux s'illustre dans des personnages
comiques (Jean de la lune, 1948, de Marcel Achard ; Patate, 1964, de Robert
Thomas).
Autres activités
Sociétaire de la Comédie-Française en 1935, il en
est nommé administrateur général entre 1944 et 1945
puis de 1970 à 1979. En parallèle, on le retrouve codirecteur
du Théâtre de Paris, puis il dirige le Théâtre
national de l'Odéon de 1971 à sa mort. Metteur en scène,
il signe à la Comédie-Française L'Impromptu de Versailles,
Cyrano de Bergerac, Les affaires sont les affaires, La Tempête ou
Mon Faust.
Pour la télévision, Pierre Dux interprète Le Noeud
de vipères et Monsieur Abel de Jacques Doillon.
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