MICHEL DUCHAUSSOY

Né en 1938

Formation
Issu d'un milieu modeste, Michel Duchaussoy obtient un CAP de menuisier et fait des études de lettres avant d'entrer au Conservatoire de Paris en 1961. Membre de la Comédie-Française en 1964, il en devient sociétaire et y reste durant vingt ans. Avant tout artiste de scène, il débute sa carrière au cinéma en 1966 avec Jeu de massacre d'Alain Jessua.

Carrière au cinéma
Michel Duchaussoy, interprète aguerri au vaste répertoire du Français, interprète avec aisance des personnages très divers. Il revendique un certain recul, une malice et souvent une ambiguïté : c'est sa façon de s'approprier les rôles. Un choix qui convient tout à fait à Claude Chabrol avec qui il travaille à de nombreuses reprises (La femme infidèle, 1968 ; Que la bête meure, 1969 ; La rupture, 1970 ; Nada, 1973). Le réalisateur s'amuse à transformer l'acteur en policier, en professeur de philosophie anarchiste, en écrivain pour enfants... Avec Alain Corneau, Duchaussoy campe un militaire sévère dans le désert de Fort Saganne (1983) et participe au film Le môme (1986). D'autres grands cinéastes font appel à lui : Jean Marboeuf (La vie des silences, 1979 ; Voir l'éléphant, 1989), Roger Vadim (La jeune fille assassinée, 1974 ; Surprise-party), Robert Enrico (La révolution française, 1989). Avocat célèbre dans Beau mariage (1982) d'Eric Rohmer, il tente de résister au charme d'une jeune fille. C'est à la cinquantaine qu'il trouve des rôles à sa mesure : il est le général de La vie et rien d'autre (1988) de Bertrand Tavernier, le journaliste bloqué à la campagne pendant les événements de mai 68 dans Milou en mai de Louis Malle. Il est nominé pour ce film aux Césars en 1990. La nuance, la subtilité sont ses maîtres mots, même si à l'inverse il lui arrive d'incarner des personnages campés sur leurs certitudes. En 1998, il donne chair à un procureur de la République luttant pour l'ordre établi dans Fait d'hiver de Robert Enrico.

Autres activités
A la Comédie-Française, Michel Duchaussoy interprète les plus grandes pièces du répertoire classique : Les précieuses ridicules (1964) de Molière, Le songe d'une nuit d'été (1965) de Shakespeare, Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand (1965), Fantasio d'Alfred de Musset (1965), Electre de Jean Giraudoux (1969), Le barbier de Séville de Beaumarchais (1970), L'idiot de Fedor Dostoïevski (1975), Marie Tudor de Victor Hugo (1982).
En 1967, il se lance dans la mise en scène (La commère, de Marivaux, 1967 ; Il ne faut jurer de rien, 1970, de Musset). Il poursuit sa carrière au théâtre hors des murs de la Comédie-Française.
Il participe à des réalisations pour la télévision (Le stagiaire de Jacques Rouffio ; La femme des autres de Jean Marboeuf ; Nul n'est parfait, 1974, de Claude Chabrol ; Un été de glace, 1991, de Bernard Giraudeau et   Le Coup d’Etat du 2 décembre  de Jean Delannoy, 1979).



 

 

AUTRES ACTEURS