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1880-1979

Formation
Gabrielle Dorziat entre au Conservatoire de Paris où elle suit
les cours de Gerfault. Elle débute au théâtre en 1900.
Carrière au cinéma
Elégante et altière, s'exprimant avec une diction parfaite,
Gabrielle Dorziat entame très tôt une grande carrière
théâtrale avant de s'essayer au cinéma muet. En 1921,
elle apparaît pour la première fois sur les écrans
dans L'infante à la rose d'Henri Houry. A partir de 1935, sa carrière
cinématographique prend son envol avec Mayerling d'Anatole Litvak,
qui remporte un grand succès. Elle enchaîne ensuite les tournages
: pour la seule année 1936, elle joue dans Le mioche de Léonide
Moguy, dans Courrier-sud de Pierre Billon et dans Samson de Maurice Tourneur.
Elle incarne de fortes personnalités, jouant aussi bien une directrice
de maison de couture, une impératrice ou une maquerelle... Son
visage sévère la prédestine à l'interprétation
de femmes sévères. Elle collectionne des films d'auteur
: Le voyageur de la Toussaint (1942) de Louis Daquin, Le baron fantôme
(id.) de Serge de Poligny, le formidable Falbalas (1944) de Jacques Becker,
linégalable Monsieur Vincent de
Maurice Cloche (1947)Les parents terribles (1948) de Jean Cocteau, Manon
(1949) d'Henri-Georges Clouzot, La vérité sur bébé
Donge (1952) d'Henri Decoin. Elle acquiert ainsi une notoriété
internationale et commence à exporter son talent. Elle tourne sous
la direction de réalisateurs italiens, anglais ou américains
: Domani e troppo Donge (1950) de Léonide Moguy, So little time
(1951) de Compton Bennett, Little boy lost (1952) de George Seaton, Le
due orfanelle de Giacomo Gentilomo.
Autres activités
Comédienne à ses débuts, Gabrielle Dorziat conquiert
dès 1900 le théâtre de boulevard. Elle crée
La bourse ou la vie d'Alfred Camus au théâtre du Gymnase
(1900). Vedette des soirées mondaines, elle se lie d'amitié
avec de nombreux auteurs : Henry Bataille, Jean
Bernard-Luc , Henry Bernstein, Robert de Flers, de Caillavet, Jean
Cocteau ou Jean Giraudoux - qui lui offriront de grands rôles. Elle
joue également des classiques à la Comédie-Française.
En 1970, elle publie un livre de souvenirs, "Côté cour,
côté jardin".

En 1905
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