MYLÈNE DEMONGEOT

 

Formation
Montée à Paris à l'âge de treize ans, la jeune Marie-Hélène Demongeot s'adonne toute entière au piano. Elle suit ensuite des cours d'art dramatique avec René Simon et Marie Ventura. Ses études achevées, elle débute une brève carrière de mannequin.

Carrière au cinéma
Le cinéma s'intéresse à la jeune modèle alors qu'elle n'a que dix-sept ans. Après avoir joué les blondes sulfureuses dans Les enfants de l'amour (1953) de Léonide Moguy et dans trois autres comédies légères, Mylène Demongeot s'essaie au drame en interprétant, aux côtés d'Yves Montand et de Simone Signoret, la petite peste Abigail dans Les sorcières de Salem (1957) de Raymond Rouleau, tiré du roman d'Arthur Miller. Ce film suffit à en faire une vedette. Mais plutôt que de demeurer dans le registre dramatique, elle revient à ses premières amours et fait à nouveau la pin-up dans des films populaires et distrayants (Bonjour tristesse, 1958, d'Otto Preminger ; Faibles femmes, id., de Michel Boisrond ; la série des Fantômas, de 1964 à 1967, d'André Hunebelle, avec Louis De Funès et Jean Marais). Les Trois Mousquetaires de Bernard Borderie(1961). Elle prête également ses formes sculpturales à quelques péplums italiens (La bataille de Marathon, 1959, de Jacques Tourneur ; L'enlèvement des Sabines, 1961, de Richard Pottier). Sa silhouette à la Marilyn Monroe, sa fausse naïveté à la Brigitte Bardot, son charme et sa gaieté en font l'un des sex-symbol des années 1950 et 1960. En 1966, après sa rencontre avec Marc Simenon et lasse de jouer les jeunes premières, elle se lance avec son nouveau mari dans le monde de la production. Elle n'arrête pas pour autant de tourner. On la retrouve dans Les noces de porcelaine (1975) de Roger Coggio, dans Le bâtard (1983) de B. Van Effenterre, dans Tenue de soirée (1985) de Bertrand Blier, ou dans les films de Marc Simenon (Par le sang des autres, 1974 ; Signé Furax, 1981). A partir du milieu des années 1980, elle ne trouve plus à s'employer au cinéma.

Autres activités
Après quelques essais peu concluants au théâtre (Virages dangereux, 1957, de Raymond Rouleau ; Electre ; Gugusse, 1968), Mylène Demongeot commence à se sentir à l'aise sur scène avec Le canard à l'orange (1984). Elle joue depuis lors avec assurance dans plusieurs pièces, et notamment dans Un homme pressé (1992) de Jean-Pierre Vincent, où elle incarne la femme du personnage biblique, Job, interprété par Daniel Auteuil.
Elle figure dans plusieurs téléfilms.


Prix
Festival International du Film (Karlovy Vary) Meilleureinterprétation féminine (Les sorcières de Salem) - 1957


 

AUTRES ACTEURS