DANIELLE DARRIEUX

Née en 1917

Formation
Alors qu'elle étudie le violoncelle au Conservatoire de musique, Danielle Darrieux passe une audition pour le principal rôle féminin du Bal de Wilhelm Thiele en 1931. Retenue, elle débute à quatorze ans, sans avoir suivi le moindre cours d'art dramatique, une brillante carrière cinématographique.

Carrière au cinéma
Fraîche, rieuse, chantant à l'occasion d'une voix pure et légère, Danielle Darrieux incarne jusqu'en 1935 les jeunes filles heureuses et souriant à la vie. Albert Préjean devient son partenaire attitré : ils se rencontrent et se disputent pour finalement tomber dans les bras l'un de l'autre ( Volga en flammes, 1933, de Victor Tourjansky ; La Crise est finie, 1934, et Dédé, id., de Guissart ; L'Or dans la rue,1934, de Kurt Bernhardt ; Quelle drôle de gosse, 1935, de Léo Joannon).
En 1935, Anatole Litvak lui offre un rôle plus dramatique : dans Mayerling, elle interprète une fragile et touchante comtesse Vetsera au côté de Charles Boyer. C'est une révélation : Danielle Darrieux se montre émouvante tout en restant spontanée et naturelle. Elle fait pleurer dans Domino vert (1935) d'Henri Decoin. Hollywood attire cette actrice plébiscitée vers ses studios pour interpréter The Rage of Paris (1938) d'Henry Koster. Si elle préfère rentrer en France, elle n'abandonne pas pour autant sa carrière internationale : elle est une des rares actrices françaises à avoir autant tourné à l'étranger. Elle alterne drames sentimentaux (Port-Arthur, 1936, d'A. Farkas ; Abus de confiance, 1937, de Decoin ; Katia, 1938, de Maurice Tourneur) et comédies populaires (Un mauvais garçon, 1936, de Jean Boyer ; Mademoiselle ma Mère, 1937, de Decoin).
Au début de l'occupation, elle remporte un triomphe avec Premier Rendez-vous (1941) de Decoin. Dans l'immédiat après-guerre, elle joue des personnages sans consistance mais retrouve un second souffle avec un vaudeville stylisé de Claude Autant-Lara, Occupe-toi d'Amélie (1949) ou encore un classique viennois de Max Ophüls, La Ronde (1950), film dans lequel elle interprète avec nuance une jeune épouse infidèle. Elle devient alors l'interprète fétiche d'Ophüls qui sait exploiter à merveille son charme et son enjouement dans Le Plaisir (1951) où elle est une fille en mal de pureté, ou encore dans Madame de... (1953), où elle se retrouve prise au piège du grand amour. Elle est affectueusement surnommée DD, et un critique dit qu'elle a " incarné comme Gabin, autant que lui mais de façon légère, l'insouciance des années 1930 et la gravité des années 1950 ". Elle incarne Madame de Rénal, la reine Olympias de Macédoine, Lady Chatterley, la Montespan, Agnès Sorel, Madame Hédouin (dans Pot-Bouille, 1957, de Julien Duvivier), Marie-Octobre.Un brillant film d’humour noir en 1958 : Le Septième Ciel avec Paul Meurisse. Elle n'est pas oubliée par la Nouvelle Vague : elle tourne avec Claude Chabrol (Landru, 1962), Jacques Demy (Les Demoiselles de Rochefort, 1966; Une chambre en ville, 1982), Dominique Delouche (24 heures de la vie d'une femme, 1967 ; Divine, 1975), Philippe De Broca (Le Cavaleur, 1978), ni par les cinéastes contemporains qui offrent à cette ravissante grand-mère des rôles adap

Autres activités
Danielle Darrieux mène une brillante carrière théâtrale. Ses succès les plus notoires sont Les Jeux dangereux (1937), L’Amour vient en jouant (1957), Tristan et Yseult, La Robe mauve de Valentine (1963), Domino, Harold et Maude (1995).
Elle a joué dans de nombreux téléfilms, notamment dans Les Jardins du Roi (1972) et dans Jalna (1993).


Prix
Berlinale. Internationale Filmfestspiele (Berlin) Meilleure interprétation féminine (Huit femmes) - 2002
Césars du Cinéma Français César d'honneur - 1985


AUTRES ACTEURS