|
1894-1959
Formation
Sa formation s'est faite au fil des tournées de ses parents comédiens.
A l'âge de deux ans, il joue dans Le bossu. Arrivé à
Paris, il entre au Conservatoire après avoir essuyé trois
échecs. De 1921 à 1926, il est pensionnaire au théâtre
de l'Odéon.
Carrière au cinéma
Comédien de théâtre, Aimé Clariond ne fait
ses débuts au cinéma qu'en 1931 dans Les frères Karamazov
de Fedor Ozep. Son excellente élocution et sa prestance en font
un acteur très demandé. En 1933, il joue dans Belle de nuit
de Louis Valray. En 1934, on le retrouve dans Crime et châtiment
de Pierre Chenal et Lucrèce Borgia d'Abel Gance. Le plus souvent,
Aimé Clariond, en raison de sa taille élancée et
d'une chevelure éparse, joue des personnages hautains, méprisants
et se fond parfaitement dans des films à costumes. Ainsi le retrouve-t-on
dans des mises en scène diverses ( Route
Impériale 1935 ) , historiques telles que La Marseillaise
(1937) de Jean Renoir, Les disparus de Saint-Agil (1938) de Christian-Jaque
ou encore Le comte de Monte-Cristo (1942) de Robert Vernay. L'homme, reconnu,
n'arrête plus de tourner et enchaîne un nombre impressionnant
de films. C'est pendant l'occupation qu'il tourne le plus, en moyenne
dix films par an. Il est l'annonceur cynique des prophéties dans
La duchesse de Langeais de Jacques de Baroncelli en 1941. Après
guerre, il continue à tourner, notamment dans
Monsieur Vincent (1947 ) et avec Sacha Guitry dans Si Versailles
m'était conté (1953) qui le met également en scène
dans Napoléon (1954) et Si Paris nous était conté
(1955). Mais en tant que comédien, il reste plutôt attaché
au théâtre.
Autres activités
Après avoir quitté l'Odéon où il crée
des pièces de Romain Rolland ou Jules Romains, Aimé Clariond
entre à la Comédie Française dont il restera sociétaire
jusqu'à la fin de ses jours. On lui doit la création du
Soulier de satin de Paul Claudel et Le Carrosse du Saint sacrement.
|