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1901-1982
Formation
Après avoir suivi des cours d'art dramatique au Conservatoire dont
il sort Premier prix de comédie en 1929, il entre au théâtre
de l'Odéon. En 1946, il entre à la Comédie Française
; sociétaire en 1950, il en devient sociétaire honoraire en
1971.
Carrière
au cinéma
Sa première apparition au cinéma daterait, selon certaines
publications de l'époque, de 1929 dans un film muet de Michel Gorel
Bateaux parisiens, mais c'est en 1938 qu'il fait véritablement
ses débuts dans La belle revanche de Paul Mesnier. Georges Chamarat
remporte un certain succès l'année suivante avec son interprétation
d'un vieux garçon distrait dans Le président Haudecoeur.
Dès lors, il tourne régulièrement et officie dans
une centaine de films dans lesquels il interprète toujours des
rôles secondaires et souvent " petit bourgeois " de Province.
On le retrouve ainsi en garde champêtre effacé dans L'Assassinat
du père Noël (Christian-Jaque, 1941), en chapelain dans Barbe-Bleue
(1951) du même réalisateur,en inspecteur intransigeant de
grands magasins dans Au bonheur des dames (André Cayatte, 1943),
ou en bourgeois tranquille dans Une histoire d'amour (Guy Lefranc, 1951)
et Le miroir à deux faces (André Cayatte, 1958). Son personnage
a également servi un grand nombre de réalisateurs jusqu'en
1980 : Henri-Georges Clouzot pour Les diaboliques (1954), Jacques Becker
pour Les aventures d'Arsène Lupin (1956), Henri Verneuil pour Le
grand chef (1958), Michel Deville pour Martin soldat (1966) ou encore
Claude Zidi pour L'aile ou la cuisse (1976).
Autres activités
S'il a fait du cinéma, Georges Chamarat est resté fidèle
au théâtre où il a joué de nombreuses pièces
du répertoire classique ou moderne : L'avare, L'ecole des femmes,
Les femmes savantes, Le voyage de M. Périchon, L'idiot, La puce
à l'oreille et bien d'autres encore. Il a également prêté
son talent à la télévision dans des téléfilms
comme Les créatures du bon Dieu (Jean Laviron, 1966), Graine d'ortie
(Yves Allégret, 1972) ou La vie de Marianne (Pierre Cardinal, 1975).
Georges Chamarat est également professeur au Centre d'art dramatique
de 1948 à 1951 et au Conservatoire national d'art dramatique de
1959 à 1972.
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