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Né
en 1936
Formation
D'abord journaliste, le jeune Claude Brasseur, qui n'a pas vingt ans, décide
de devenir comédien après une interview de l'actrice Elvire
Popesco. Des cours d'art dramatique de Raymond Girard et de René
Simon puis le Conservatoire d'art dramatique de Paris en 1954 l'amènent
à faire ses premiers pas dans la pièce Judas de Marcel Pagnol.
Carrière au cinéma
Claude Brasseur franchit le pas qui mène des planches aux plateaux
de cinéma en 1955 dans Rencontre à
Paris comme figurant, puis en 1956 avec le film de Marcel Carné,
Le Pays d'où je viens. Cantonné aux rôles secondaires,
il se fait remarquer par un sens de l'humour prononcé et un dynamisme
à toute épreuve. Il s'illustre dans La Bride sur le cou
(1960) de Roger Vadim, dans Pierrot la Tendresse (1960) de François
Villiers au côté de Michel Simon, ou encore en soldat cabochard
dans Le Caporal épinglé (1961) de Jean Renoir, d'après
Jacques Perret. Claude Brasseur tourne également avec les jeunes
réalisateurs : Jean-Luc Godard (Bande à part, 1964), Michel
Deville (Lucky Jo, 1964), Costa-Gavras (Un homme de trop, 1966) ou François
Truffaut (Une belle fille comme moi, 1972). L'acteur étoffe son
jeu et s'impose dans des premiers rôles qu'il complète par
des prestations remarquées à la télévision.
Acteur intelligent et passionné, il ne se laisse pas enfermer dans
des rôles types, passant allègrement de la comédie
(Un éléphant ça trompe énormément,
1976, d'Yves Robert ; Signes extérieurs de richesse, 1983, de Jacques
Monnet) aux films noirs (La Guerre des polices, 1979, de Robin Davis ;
La Crime, 1983, de Philippe Labro) ou aux rôles de composition (Guy
de Maupassant, 1981, de Michel Drach). Ainsi Claude Brasseur mène-t-il
sa carrière, jouant un jour le père de Sophie Marceau dans
La Boum (1980), succès de Claude Pinoteau, le lendemain son mari
dans Descente aux enfers (1986), film noir de Francis Girod. Claude Brasseur
fait ce qu'il aime et surtout aime varier les plaisirs : homme de la brousse
dans Le Léopard (1983) de Jean-Claude Sussfeld, magnat du show-business
dans Souvenirs, souvenirs (1984) d'Ariel Zeitoun, directeur de banque
dans La Gitane (1985), il devient simple clochard dans Taxi boy (id.)
d'Alain Page. Fidèle d'Yves Robert, il est l'un des comédiens
du Bal des casse-pieds (1991), avant d'être l'invité du Souper
(1992) d'Edouard Molinaro.
Autres activités
Homme de théâtre, Claude Brasseur joue dans : Bon appétit,
messieurs (1954), Un ange passe (1960), Match (1964), La Calèche
(1965), Les Jeux de la nuit (1974), A nous de jouer (1979), Le Souper
(1989), Le Dîner de cons (1993).
Acteur pour la télévision, il interprète entre autres
Don Juan (1965), Rouletabille (1965), Le Jeu de l'amour et du hasard (1966)
et Le Juste (1996).
Prix
Césars du Cinéma Français Meilleure interprétation
masculine (La Guerre des Polices) - 1980
Césars du Cinéma Français Meilleure interprétation
masculine dans un 2d rôle (Un éléphant ça trompe
énormément) - 1977
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