PIERRE BRASSEUR

  1905-1972

Formation
Après avoir vu Maurice Chevalier jouer au Théâtre des Bouffes Parisiens, Pierre Espinasse décide de devenir acteur. Il échoue au concours d'entrée au Conservatoire, puis suit des cours d'art dramatique dispensés par Harry Baur et Fernand Ledoux au conservatoire Maubel. Il rencontre les surréalistes et Jean Cocteau. En 1924, il fait ses débuts au théâtre.

Carrière au cinéma
La carrière cinématographique de Pierre Brasseur commence en même temps que sa carrière au théâtre, en 1924. Il joue dans La Fille de l'eau de Jean Renoir. Ses rôles se cantonnent dans un premier temps à des personnages de gigolos. En 1935, il rencontre Jacques Prévert. Ils tournent ensemble Un oiseau rare. Ils travailleront ensemble sur dix autres films. Il prête notamment sa voix grave aux intonations emphatiques au film d'animation réalisé par Paul Grimault et écrit par Jacques Prévert, La Bergère et le ramoneur (1948). C'est en 1938 qu'il est définitivement lancé. Il interprète un voyou souffleté par Jean Gabin dans Quai des Brumes de Marcel Carné. Il change alors de registre pour incarner des êtres " lâches ". En 1942, Jean Grémillon lui offre l'un des rôles principaux de Lumière d'été. En 1943, il retrouve Marcel Carné qui lui confie un de ses plus grands rôles dans Les Enfants du Paradis. Il incarne Frédéric Lemaître, figure de la tyrannie. Son registre s'enrichit, de Barbe Bleue (1951) de Christian-Jaque à Vive Henri IV, vive l'amour (1960) de Claude Autant-Lara, en passant par Napoléon (1954) de Sacha Guitry et La Tour de Nesle (id.) d'Abel Gance. Pour Georges Franju, il joue dans La Tête contre les murs (1958), Les Yeux sans visage (1959) et Pleins feux sur l'assassin (1960). En 1964, il partage l'affiche avec son fils Claude dans Lucky Jo de Michel Deville. En 1972, il meurt quelques jours avant la fin du tournage de La Piu bella serata della mia vita (La Plus belle histoire de ma vie) de Ettore Scola.

Autres activités
Outre ses nombreuses apparitions au théâtre, Pierre Brasseur joue une fois pour la télévision, en 1970, dans Les Frères Karamazov. Il a écrit entres autres L'Ancre noire (1927), Sainte Cécile (1944), Un ange passe (1943) et L'Enfant de Poméranie (1945).


AUTRES ACTEURS