MARCEL BOZZUFFI

  1929-1988

Formation
Marcel Bozzuffi étudie l'art dramatique au Cours Simon à Paris.

Carrière au cinéma
La rudesse et la voix rauque de Marcel Bozzuffi font de lui un des éléments clés de la série noire à la française. Il est l'homme de main de Lino Ventura dans Razzia sur la chnouf (1954) d'Henri Decoin, un gangster face à Fernandel dans Le Caïd de Bernard Borderie (1960),
encore un gangster traqué par Jean Gabin dans Maigret voit rouge (1963) de Gilles Grangier.
En 1968, il produit le film de Claude Lelouch, La Vie, la mort et l'amour et passe derrière la caméra l'année suivante pour L'Américain (avec Jean-Louis Trintignant et Françoise Fabian), seul film qu'il réalise. Certains cinéastes soupçonnent un autre relief chez ce grand acteur sans grands films : Constantin Costa-Gravas lui offre le rôle ambigu du tueur homosexuel de Z (1968) et William Friedkin celui du tueur psychotique de French connection (1971). La carrière de Marcel Bozzuffi devient internationale. Aux Etats-Unis, Robert Altman le sort des rôles de gangsters avec le personnage de René dans Images (1972). Puis l'acteur retrouve son emploi de " troisième couteau " avec des personnages à la Jack Lambert : March or die (Il était une fois la légion, 1976) de Dick Richards ; Bloodline (Liés par le sang, 1978) de Terence Young. Il tourne de nombreux films en Italie, notamment Cadavres exquis (1975) de Francesco Rosi et Identificazione di una donna (Identification d'une femme, 1982) de Michelangelo Antonioni.


Autres activités
Marcel Bozzuffi tourne pour la télévision, entre autres C'est grand chez toi (1979), l'Affaire Caillaux (1984) et l'Espace d'un cri (1984). En 1981, il coréalise avec Patrick Jamain le téléfilm les Grands Ducs.
Au théâtre, il joue Un Français à Moscou, les Justes et les Gens d'en face.



 

AUTRES ACTEURS