| |
Formation
Inspiré par le nom du village où il commence à chanter
(Bourville), André Raimbourg, ancien cultivateur et apprenti boulanger,
prend le pseudonyme de Bourvil. De cabaret en attraction de cinéma
de quartier, Bourvil travaille son personnage de gentil paysan à
partir de 1943. Il prête sa voix à la radio avant de débuter
au cinéma en 1945.
Carrière au cinéma
Bourvil apparaît pour la première fois au cinéma
dans La Ferme du pendu (1945) de Jean Dréville, film dans lequel
il interprète la chanson qui l'a rendu célèbre,
" Elle vendait des cartes postales et puis aussi des crayons ".
De son sens comique, de sa démarche, de son accent et de son
rire " bête ", il tire un personnage de benêt
que nombre de réalisateurs vont utiliser. Laveur de carreaux
dans Par la fenêtre (1947) de Gilles Grangier, il devient gendarme
dans Le Roi Pandore (1949) d'André Berthomieu ou encore valet
dans les films de cape et d'épée d'André Hunebelle
: Les Trois mousquetaires (1953), Le Bossu (1959) et Le Capitan (1960).
Henri-Georges Clouzot est le premier à le sortir de son rôle
de " simplet " avec Miquette et sa mère (1949). Sacha
Guitry sait le diriger dans Si Versailles m'était conté
(1953) et le drame attire Bourvil pour Seul dans Paris (1951) d'Hervé
Bromberger. Pourtant, le rire est son atout : Le rire dans la qualité,
c'est ce que je voudrais faire, dit-il. Son voeu s'exauce en 1956 avec
son interprétation de Français moyen dans La Traversée
de Paris de Claude Autant-Lara pour lequel il obtient le prix d'interprétation
au Festival de Venise. Il joue des rôles plus nuancés dans
La Jument verte (1959) de Claude Autant-Lara, d'après Marcel
Aymé, ou dans Tout l'or du monde (1961) de René Clair.
Les années 1960 lui offrent l'occasion de diversifier encore
son personnage. S'il fait rire la France entière au côté
de Louis de Funès dans les films de Gérard Oury (Le Corniaud,
1964 ; La Grande vadrouille, 1966 ; Le Cerveau, 1968), Bourvil trouve
aussi dans ceux de Jean-Pierre Mocky des rôles insolites ou d'illuminés
: pilleur d'église dans Un drôle de paroissien (1963),
inspecteur naïf dans La Grande frousse (1964), professeur de Lettres
parti en croisade contre la télévision dans La Grande
lessive (1968), sexologue sauveur de la paix des ménages dans
L'Etalon (1969). Commencée par une comédie, la carrière
se Bourvil s'achève sur un drame, Le Cercle rouge (1970) de Jean-Pierre
Melville, où il interprète l'implacable inspecteur Mattei,
illustration du chemin parcouru depuis ses premiers rôles.
Autres activités
Bourvil interprète certaines chansons célèbres
: " Elle vendait des cartes postales et puis aussi des crayons
", " la Ballade irlandaise ".
Comédien de théâtre, il est à l'affiche du
Bouillant Achille, de La Planque et interpète des opérettes
: La Bonne hôtesse, La Route fleurie, Pacifio, Ouah ! Ouah !.
Prix
Mostra Internationale d'Art Cinématographique (Venise) Meilleure
interprétation masculine (La Traversée de Paris, Claude
Autan-Lara, 1956) - 1956
|