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Né
en 1925
Formation
Grand homme de théâtre, Michel Bouquet, ancien apprenti boulanger,
suit l'enseignement de Maurice Ascande et de Béatrix Dussane au Conservatoire
d'Art Dramatique de Paris avant de débuter sur les planches en 1944
dans La première étape.
Carrière au cinéma
La première apparition de Michel Bouquet au cinéma date
de 1947 dans Monsieur Vincent de Maurice Cloche. Peu après, il
apparaît en dément dans Pattes blanches (1948) de Jean Grémillon
avant de jouer les ecclésiastiques dans Amitiés particulières
(1964). Au cours des années 1960, deux réalisateurs de la
Nouvelle Vague mettent à profit son personnage à la voix
neutre et posée dans des rôles énigmatiques et troubles.
Ainsi, Claude Chabrol le dirige dans quatre films : Le tigre se parfume
à la dynamite (1965), La route de Corinthe (1967), La femme infidèle
(1968) et La rupture (1970). François Truffaut le met en scène
dans La mariée était en noir (1967) et dans La sirène
du Mississipi (1968). Dans les années 1970, Michel Bouquet joue
les flics retenus mais machiavéliques pour Roger Pigaut dans Compte
à rebours (1970), pour Yves Boisset dans Un condé (1970)
ou pour José Giovanni dans Deux hommes dans la ville (1973). Entre-temps,
il s'est offert un festival de personnages, tour à tour bonne soeur,
tenancier de bar ou encore prophète de cimetière dans L'humeur
vagabonde (1971) d'Edouard Luntz, adaptation du roman d'Antoine Blondin.
Interprétant souvent des rôles secondaires, Michel Bouquet
s'adapte à tous les genres, mais toujours dans des emplois de personnages
mystérieux, parfois odieux : il joue un horrible milliardaire dans
Le jouet (1976), comédie de Francis Veber ; un chef des services
secrets dans La raison d'état (1977) d'André Cayatte ; l'inspecteur
Javert dans Les misérables (1981) de Robert Hossein, d'après
l'oeuvre de Victor Hugo. En 1990, avec Toto le héros de Jaco Van
Dormael, Michel Bouquet illustre l'étendue de son talent dans la
comédie comme dans le drame.
Autres activités
Michel Bouquet mène une carrière exceptionnelle au théâtre,
qu'il dit préférer au cinéma. Il s'illustre notamment
dans : La première étape (1944), Danton (1945), Roméo
et Juliette (1946), Les justes (1948), L'avare (1954), La tempête
(1956), La collection (1965), En attendant Godot (1979), Le neveu de Rameau
(1984), Le malade imaginaire (1987), Le roi se meurt (1994) et Les côtelettes
(1997).
A la télévision, il tourne dans plusieurs téléfilms
: Le mort de Marie-Antoinette (1958), La torture par l'espérance
(1964), Le malade imaginaire (1971), Mozart (1982), Maigret et la maison
du juge (1991) et Pour demain (1992).
Prix
Césars du Cinéma Français Meilleure interprétation
masculine (Comment j'ai tué mon père) - 2002
European Film Academy Meilleure interprétation masculine (Toto
le Héros) - 1991
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